Le 1er jour de l'ère Sarko aura été à l'image du personnage. En effet, panique à bord le président à disparu...Ce n'est que vers 19 h que la nouvelle est tombée, le président est à Malte pour une croisière sur un luxueux yacht. Sarko continue de nous mener en bateau. Pendant se temps là les chroniqueurs chroniquent et n'en finissent pas d'expliquer le pourquoi du comment du succès de la droite tout en s'interogeant sur l'avenir du PS. A la télé, à la radio, dans les journaux, ça carbure sec. Qui a dit que les médias n'aimait pas Sarko ou que Sarko n'aimait pas les médias? Le plus rigolot, question médias, c'est qu'ils s'auto-félicitent sur la façon dont ils ont suivi la campagne résistant à la complaisance comme aux pressions. Des échos relevés par-ci par-là qui montre une choses, le reformatage a commencé avec une première purge des mémoires vives. France 3, nous a fait suivre les coulisses de la campagne épiés par l'oeil de la caméra de Moati. Un doc intéressant qu'il vaut mieux voir une fois les élections passées, avant, cela ne donne pas trop envie de voter. Le pays s'installe dans le sarkozysme. Le bon peuple de France a eu le droit à une balade en Hongrie aux infos de France 2 hier soir. Des longues minutes à faire connaissance avec la grand tante, le pretit cousin, l'arrière petit neveu, la fille de la cuissinière du papa du nouveau président de la république française. Du bonheur à l'état pur, de l'info kitch qui dégouline de bons sentiments. La télé réalité a été moins disert en survolant les événements (manifs) qui ont souhaité la bienvenue à l'hereuxc élu. Sur TF1, on a bien insisté comme il faut sur la prise à partie d'un reporter avec le service d'ordre du PS, rue Solférino. Message simple : Voilà à quoi aurait pu ressembler l'ordre juste... Côté voitures cramées, les statistiques s'affolent. Hier, entre le communiqué de la direction de la police et les infos du matins elles ont même doublé passant de 350 à plus de 700...La soirée de l'élection se situait entre un 14 juillet normal et une nuit de la Saint Sylvestre tout aussi normale, question violence. Bref tout est normal et la justice ne chôme et les comparutions immédiates se succède. Les émeutiers écopent de travaux d'interêt généraux. En voilà au moins qui auront retrouvé du travail quelques heures après l'élection. Chapeau Sarko !
Il doit bien se marrer sur son yacht à Malte, le nouveau président. Il doit goûter avec un plaisir non dissimulé au triomphe de sa stratégie. Après avoir mis au pas l'UMP, fait son OPA sur l'électorat frontiste, isolé Bayrou en rafflant les élus UDF, voilà qu'il vient d'allumer la mèche qui va faire exploser le PS. Il a soigné le scénario, lui dans un premier role flamboyant qui a mis le feu au banlieu. Un pompier pyromane qui a soufflé sur des braises comme celles de mai 68, appelant a éteindre cet incendie qui a balayé les valeurs de la France éternelle. Attention, toujours la main sur le coeur, jurant qu'il ne voyait dans son action que du bon sens. Il a joué au con. Surtout pas de concept, mais des constats avec toujours cette expression qui plait au peuple : "Je ne trouve pas normal que... Faudra qu'on m'explique pourquoi ceci, pourquoi cela...". En privilégiant le constat plutôt que le concept, il a transformé la campagne en un sit com permanent. Il n'a cessé de balancer des trucs pour faire débat, plus sur la forme que sur le fond d'ailleurs. C'est ça jouer au con, c'est faire l'innocent qu'a pas fait exprès de foutre la merde en toute bonne foi. Pendant ses traversées du désert il a du méditer et conclure que pour s'éléver valait mieux compter sur soi même que sur les autres, comme ce fut le cas avec Balladure, en 1995. Depuis, il bouscule microcosme comme une OVNI. Un homme pressé se sont dit les uns, un ambitieux ont souligné les autres, un type dangereux ont soupiré quelqu'uns. Aujourd'hui, ils sont tous rangés sous la bannière du sarkosysme triomphant. Le petit caporal a pris du galon et la poudre d'escampette pendant quelques jours pour une croisière. Un nouveau style de gouverrnance que les smicards apprécieront à sa juste valeur. Mais tout le monde n'a pas la chance d'avoir un pote (Bolloré) qui possède un avion et un yacht. Tout le monde n'est pas non plus président de la république et tout le monde n'a pas joué au con pour y arriver. Mais le faux con est un vrai faucon qui rêve de devenir un aigle impérial. Gare à ceux qui seront en travers du chemins, ils vont y laisser des plumes...
Paillette, people, émotion, rythme, foule, applaudissement... Il y avait du mouvement hier sur la croisette de la république et pour cause, une président partait, un autre arrivait (Sarko pour ceux qui l'ignorait encore) salué par 21 coups de canon. Même à Cannes ils n'ont pas ce genre de truc. La république a sorti tous ses symboles du dimanche. Gardes répubicains, balade en décapotable sur les Champs, collier du grand croix e commandeur de la légion d'honneur, remise des codes secrets pour déclancher la bombe A, dépôt de gerbe, marseillaise et une poignée de manifestants sur le pavé parisien. Ceux qui avait loupé les cérémonies en direct live, n'on pas eu de soucis à se faire, les télé ont passé quasi en boucle les images de cette journée particulière que Max Gallo qualifiait ce matin d'Historique à la radio. L'écrivain, fans de Sarko, a mis un peu les choses au point. Le nouveau président n'est pas un homme autoritaire, il est dans a lignée des personnages d'autorité comme Clémenceau et de Gaulle, 2 hommes illustres qui ont été aussi aidés par l'Histoire pour sortir de l'ombre. Si Sarko est dans cette lgnée, on est en droit d'avoir quelques inquiétudes sauf que notre nouveau président a prévu le coup, il a filé direct à Berlin pour faire la bise à Angela. Il n'a pas attendu que les Allemands franchissent le Rhin... Donc ce fut un vrai festival avec des images disséquées par les commentateurs qui jubilaient en évoqquant le bisou de Nicolas à Cécilia, le petit prince s'impatientant en attendant son papa et la tribu blonde au sourir chewingum Holliwood qui a pris possession de l'Elysée. Bon, soyons juste, au moins sur le plus du look et du style, Sarko avait raison, on nage dans la rupture. Enfin certains analystes perfide on noter que le premier discour du nouveau président avait exrpess mais un peu vache à l'égard de son prédécesseur, en insistant sur le fait que lui il tient ses promesses...ça promet.
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