Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /2007 06:20

La presse économique défend, c'est logique, un point de vue économique des choses ce qui sous entend souvent, libéralisme, économie de marché, bourse, capital... Bref tout ce qui fait plaisir aux gens sérieux ou à ceux qui veulent passer pour des gens sérieux, des gens du monde des affaires qui ne rigolent pas avec le pognon.  Bref tout ces gens qui ont toujours l'air d'être dans le secret quand ils ne sont pas initiés et qui  puisent leur inspiration dans les Echos ou la Tribune. Chiffres, courbes, analyses, dossiers, ici on fait dans le busines et ses valeurs (boursières). Dans les colonnes de cette presse vénérable, il est question de rachat, fusion, coups de bourse en tous genres, bref tout ce qui montre la vitalité de l'économie, facteur on le sait bien, de création de richesse, de bien être, de progrès et de bonheur. La presse économique n'est pas des plus tendre avec la gauche et tout ce qui touche au social. Normal, ce ne sont rien que de faineants qui veulent bosser moins en gagnant plus, tout le contraire de la pensée sarkozienne libérale avancée qui fait du travail l'élément moteur de nos sociétés. Mais voilà que les Echos et la Tribune sont pris à leur tour par les turpitudes du marché.... Hé oui, parait que M'sieur Arnault, propriétaire de la Tribune, lorgnerai sur les Echos. Du coup panique aux Echos.  On peut parler d'OPA, de concurence, comprendre les délocalisations,expliquer les licenciements ou les dégraissages, mais quand il s'agit de soi, la pilule devient difficile à avaler. Donc pour faire face à la liberté d'entreprendre défendue à longueur de colonnes dans ces journaux, on oppose la liberté de la presse... Y'aurait comme qui dirait comme une incompatibilté surtout quand le nouveau taulier dirige un groupe emblématique dont il ne sera pas facile de ne pas faire échos. Bref, la liberté de pensée s'arrête la ou commence le libéralisme. Pourtant eux, ces cadors de la finance, qui gloriifent l'art de faire des bénèfs ne devraient pas être surpris. Ils n'arrêtent pas de l'écrire : Une bonne gestion en cas de fusion implique des économies dites d'échelle histoire de montrer aux actionnaires qu'on pense à eux et à leur portefeuille. Evidement cela cause quelques dégâts collatéraux. Tant que cela touchait les prolos moyens, ce n'était pas si grave... Si maintenant c'est au tour des afficionados du CAC 40 d'être jettés à la corbeille, y'a pas à dire on est vraiment en pleine rupture.

Par Job BEGBRAS - Publié dans : Médiat...hic !
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