Mardi 12 juin 2007
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40% d'abstention... Les électeurs de gauche sont partis à la pêche ouvrant un boulevard à la droite. On peut invoquer la démobilisation, la lassitude, le défaitisme ou le je ne sais quoi qui fait que l'on préfère rester chez soi plutôt que d'aller mettre un bulletin de vote dans l'urne, mais avec le déplorable et continu spectacle qu'offre une fois de plus le PS, on peut comprendre... Ségolène veut s'entendre avec Bayrou, c'était l'info du jour d'hier. Plus tard son secrétaire générale de compagnon, met le ho-là. Il veut bien des voix du MoDem mais de là à s'entendre avec les centristes ou ce qu'il en reste y'a une marge. DSK s'incrit dans cette logique, pas d'alliance avec Bayrou qui n'a d'ailleurs pas répondu à Ségolène. C'est curieux ce bal des suicidaires. PS et MoDem pourraient tenter de sauver les meubles d'autant qu'une partie du pôle écolo ne serait pas contre un truc à faire en commun. Mais non, chacun joue à qui perd gagne. Ségolène s'est plantée, pas grave, le parti lui tend les bras. Ha mais non, la garde fabusienne veille au grain tout comme le clan social démocrate. Quant aux quadras roses, ils sont plus à se demander comment il vont se faire réélire dans leur circonscription. Les centristes ne sont pas mieux lotis. A force de donner des coupsde griffes à droite et à gauche, leur influence se réduit à une peau de chagrin avec une marginalisation de Bayrou en perspective. Les verts restent discrets, eux aussi ont des sièges à sauver. Bref entre la vision à court et celles à moyen long terme, il y a un décalage énorme. Ou sont donc les stratèges politiques ? A croire que personne, à gauche, n'avaient envisagé la défaite à la présidentielle et donc pas de plan B. Tout cela sent à la fois l'improvisation avec des déclarations à l'emporte pièce qui agacent plus les électeurs qu'elles ne le galvanisent et la démarche mûrement réfléchie. Plus je savonne la planche de l'autre et plus j'ai des chance d'incarner le recours. Chacun avance mes pions pour raffler la mise et la tête du PS en attendant éventuellement celle d'un grand mouvement de gauche moderne, actif, créatif et rassembleur. Et après on vient demander à l'électeur de se bouger les fesses et aux militants de dire que tout va bien dans le meilleurs des mondes. La droite n'a vraiment pas de souci à se faire, et pour un sacré bout de temps...
Par Job BEGBRAS
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Publié dans : la vie en rose...
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