Mardi 5 juin 2007
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09:00
Hé bien, le rouleau compresseur UMP a mis le turbo. Sereine et sûre de sa victoire, la droite pilonne par la voix de Fillon. Le premier ministre n'a pas mâcher ses mots pour galvaniser les militants réunis à Lyon en tapant fort sur la gauche malade, fatiguée, dépassée... Réponse de la bergère au berger, Ségolène à Nantes, a exorter la gauche à sécher ses larmes et Hollande a affirmé qu'une défaite aujourd'hui, c'est une victoire pour demain... Heu avec des concepts un peu tordus de ce style, il est évident que la gauche n'a pas fini de rêver de victoire. Pour l'instant l'idée fixe est de limitter casse. Chacun y va de ses petits calculs... Ségolène a réuni 17 millions de voix et est majoritaire dans 200 circonscriptions. Après quelques corrections dues à la versaltilité du corps électorale et aussi dues à une com un peu hasardeuse de la gauche qui est partie perdante, certains imaginent le groupe PS autour de 140 soit à peu près comme maintenant. D'autres affinent la correction (c'est le cas de le dire) en plaçant la barre en dessous des 120, enfin y'en a même qui voit le bloc rose fondre à 80. Il est vrai qu'avec des estimations à 400 députés sarkosystes au moins de prévu, cela ne laisse pas beaucoup de place pour les autres. On arrive dans une situation ou l'opposition quémande aux électeurs le droit d'exister. En plus les promesses du candidat Sarko commencent un peu à agacer la droite. Hégémonique, elle se demande pourquoi elle irait refiler des responsabilités à l'oppoisition comme la présidence de la commission des finances. Sans doute que Sarko a lu Sun tsu et son Art de la guerre qui préconise de laisser une porte de sortie honnorable à son adversaire vaincu plutôt que de l'exterminer. La droite veut tout et tout de suite. Pas question de partager le gâteau. Alors il reste des miette que vont se disputer les damnés de la terre. Si l'on observe la tournure que prennent les évenements ont peut se dire que Sarko 1e fait sienne la devise "l'Etat c'est moi". L'hyper-président occupe le terrain et la télé. Une stratégie de com qui frise le culte de la personnalité. Mais bon ce n'est pas vraiment une surprise. Cependant, un état qui a à sa tête un espèce de guide suprème de la nation qui se mèle de tout, délègue peu et en plus qui dispose d'un parlement à sa botte ressemble plus à une république bananière qu'à une démocratie occidentale. Je me demande si Arte n'a pas fait exprès de consacrer une soirée (dimanche soir) aux batailles de Napoléon avec pour illustrer le propos le fim Waterloo... je ne sais pas si c'était "extrêmement désobligant pour la France" mais les fans de Bonaparte ont du en avoir gros sur la patate... N'est-ce pas Sarkoléon...
Par Job BEGBRAS
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Publié dans : Sarkoland
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