Mercredi 30 mai 2007
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A force de se regarder le nombril franco-français, on en oublierait presque le monde est un village. Et dans les villages, tout le monde connaît tout le monde et tout le monde rêve de connaître tout sur tout le monde. C’est la vrai vie, paraît-il. Dans le virtuel, la réalité est autre. Le monde est un village, mais seul quelque uns savent tout sur tout le monde. C’est le trésor de guerre de Google entre autre : Les données personnelles. Le rêve de tous les apprentis dictateurs, savoir ce que font les citoyens, à leur insue et donc connaître leurs centres d’intérêt et leur façon de pensée. Dans son édito, Le Monde d'hier parle de Google big brother. La pieuvre étend son pouvoir sur le réseau des réseaux et l’exploitation de ces fameuses données personnelles qui, théoriquement ne devrait pas être conservées, donnent quelques frissons dans le dos. Déjà avec un téléphone portable, vous êtes aisément repérable. L’outil sert, par exemple pour surveiller le trajet des VRP histoire d’être certains qu’ils ne font pas du tourisme. Avec Google c’est autre chose. Ses serveurs enregistrent vos moindres fait et clicks. Après c’est une question d’éthique ou d’opportunité commerciale ; Dans un cas, les faibles invoquent l’éthique. Le cas de la presse qui sait aussi parfaitement se servir des données personnelles de ses lecteurs pour leur fournir sur un plateau les infos qu’ils leurs conviennent. Le service est personnalisé en toute transparence et puis y’a
la CNIL pour vous informer. Avez-vous déjà été sur le site de
la CNIL (cnil.fr) hé bien c’est pas facile de s’y retrouver. Qui doit déclarer quoi, entre les jurisprudence, les exceptions, les trucs et les machins, le zinzin ressemble à une usine à gaz et le citoyen est en droit de se poser encore plus de question après sa visite sur le site qu’avant. Un chose est couramment admise, faites gaffe ou vous surfer. Vous laissez volontairement ou non des traces. Google devient un auxiliaire pour les recruteurs. Si des photos suggestives de vos soirées estudiantines traînent sur un blog, vous aurez du mal à defendre votre cause auprès d'un futur employeur peu compéhensif. Sans compter les interventions sur les forums et les passages sur des sites que la moral réprouve. Mais voilà d’un côté on traque le pirate lambda, ces fameux téléchargeurs fous qui mettent en péril l'indiustrie du disque et la fortune des chanteur (Pourquoi qu'il est en Suisse Johnny ?), de l’autre, le géant Google fait sa loi sauf quand il est en face d’un autre géant comme
la Chine ou là, il laisse de côté son éthique pour empêcher les démocrates de s’informer en se connectant sur les sites de leur choix. On le voit bien, le monde virtuel obéit à des lois du marchés bien réelles : Savoir s'assoir sur ses principes, quand on en a, pour faire du profit surtout quand au départ on fait du profit sur la liberté d'aller et venir des internautes. Une liberté surveillée et rentable à condition d'avoir des actions chez Google, ce qui est mieux qu'à EADS... Vive le libéralisme !
Par Job BEGBRAS
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Publié dans : presse-citron
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