Lundi 21 mai 2007
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Les socialistes sont des gens étranges... Ils veulent mener une campagne offensive reportant aux calendes grecques la nécessaire refondation-recomposition d'un parti qui ressemble de plus en plus à une auberge espagnole. Hollande part en campagne. Il veux que tous les talents du PS s'engagent dans la bataille des législatives. Mais chacun défendra ses propres couleurs et il risque d'y avoir encore une sacrée cacophonie dans l'air. Les militants godillots n'ont pas fini d'avoir le tourni. Et si ces militants se faisaient entendre. Pour l'instant, les ténors, les seconds couteaux, les lieutenants des uns et des autres se regardent en chien de faïence espérant raffler la mise. Dans les sections, les petits chefs font la politique de l'autruche. Tout va bien à bord... On s'est pris une raclée et alors, on repart bon pied bon oeil, comme si de rien n'était. Les militants font le gros dos. C'est pas l'euphorie, mais plutôt une certaine lassitude. Depuis le congrès du Mans et après le bal médiatique des prétendants à la candidatures, le PS vit quasiement dans un psychodrame permanent. Il voit les choses à travers un prisme déformant. Le terrain le PS ne le connait plus et les nouveaux adhérents deviennent perplexes. Le parti est resté bloqué sur une réalité politique d'une autre époque. Celle des années 70 quand la gauche avait des idées et un socle électoral. Aujourd'hui les idées sont devenues poussiéreuses et les électeurs eux vont voir ailleurs. Quand vous discutez avec les militants du passé, ils voient toujours la vie en rose. Normal, souvent en retraite, ils s'arqueboutent sur leurs petits privilèges comme si le monde s'était arrêté de tourner depuis 1981. Ils ont du mal à comprendre les nouveaux adhérents. Camarade, le monde du travail a changé, la vie a changé ! Et qu'en j'entends certains nous balancer dans le nez qu'on leur fait le coup de la génération sacrifiée, pour nous les petits enfants de 68, c'est pas gagné. Ils nous en veulent parfois car on leur donne mauvaise conscience à ces pantouflard du socialisme mittérandien. Le PS parti des profs et des fonctionnaires ?! Heu, à mon avis, il devrait un peu aller traîner dans les boites privées pour voir comment cela se passe plutôt que de se lamenter sur le sort des services publics qui lui fournissait des gros bataillons d'électeurs. Il est grand temps que les socialistes fassent leur révolution et se posent la question qui tue : Pourquoi voter pour le PS ? Si même battu aux élections y'a des ministres roses... On peut se demander vraiment pourquoi voter pour le PS... ça craint.
Par Job BEGBRAS
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Publié dans : la vie en rose...
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