Dimanche 13 mai 2007
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Le PS nous surprendra toujours et l'on dirait qu'il devient le parti des rendez-vous manqués. Après la défaite, les Fabius, DSK et consorts ont montré les crocs. Trop tôt ont commenté les commentateurs et observé les observateurs. Il est vrai qu'il y avait comme un esprit revanchard voir charognard dans leur démarche. Samedi, le parlement rose s'est retrouvé à la mutualité avec un slogan, la gauche qui agit, la gauche qui protège. Côté action, mis à part la tentative d'OPA de Ségolène sur le parti, rien à signaler. Le consensus a été mou et les rancoeurs ont été oubliées. Problème, personnes n'est dupe, cette harmonie de façade déçoit même. C'était peut être l'occasion de mettre sur la table les choses qu fâchent. Ratée, et c'est dommage. C'est un PS boiteux qui part aux législatives. On comprend mieux le slogan la gauche qui protège, le PS va en avpoir besoin de protection s'il ne veut bas tomber plus bas qu'il n'est. Il serait temps qu'il dise enfin sur quoi il surfe et quelle est sa stratégie. Ses adversaires d'hier s'en tamponnent. Les verts, les communistes, chacun vient à la soupe pour sauver les meubles. Moi, tout au moins pour ceux qui n'ont cessé de cogner sur la candidate PS je leur dirait d'aller voir ailleurs si j'y suis. Sarko embauche en ce moment... Et Ségolène ? Elle aussi elle se prend pour la Bernadette Soubirou de la gauche. Celle qui fait des miracles, qui touche les malades, marche sur les flots avec un angélisme qui cache un autoritarisme à peine voilée. Ce n'est pas elle qui a perdu c'est le PS et sait faire remarquer l'absence de cohésion du parti et les moultes trahisons. Elle pointe du doigt un calendrier bisornu qui a fait que les socialos ont désigné un peu tard leur championne. Mais si cette championne ne s'était pas embourbée pendant de longues semaines avec l'histoire des débats participatifs, on en serait pas là. Je connais des militants qui se demandaient 2 mois avant l'échéance sur quoi ils allaient faire campagne; Y'avait bien le projet, celui du PS pas forcément celui de Désir d'avenir. Dans les débats, les cadres ont demandé aux militants d'être concrèts et tout cela a accouché d'un discours confu pour ne pas dire improvisé. N'importe quel stratège politique a pu remarquer que cette présidentielle n'avait rien à voir avec les précédentes.; Pas au PS ni à Désir d'avenir qui pourtant clamait sa nouvelle façon de faire de la politique. Sur un point Ségo et Sarko ont été sur la même longueur d'onde, pour passer il faut personnaliser à outrance la campagne, ce qui demande de la santé et de l'autorité. Par contre sur l'art de la délégation, on peut se demander si Ségolène n'a pas loupé quelques cours. Elle a beau dire qu'en ouvrant le journal elle se demandait qui à gauche allait encore la flinguer, mais elle est restée coincée dans bulle, genre bunker qui frise la paranoïa. Sans confiance pas de relais... Une présidentielles ne se gagne pas en la jouant perso; Tout le monde n'est pas de Gaulle. J'ai l'impression que l'on va nous ressortir le coup du responsable mais pas coupable. Je repense à une déclaration de DSK qui demandait aux militants des états de service et pas d'état d'âme. Encore faut-il des chefs de guerre en état de marche. Les gazettes ont dit que les cadres du parti étaient moroses. Les miltants sont plutôt morts roses.
Par Job BEGBRAS
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Publié dans : la vie en rose...
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