Mercredi 5 novembre 2008
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17:45
Hé bien voilà, on y vient, tout doucement… D’abord on vous dit qu’il faut bosser le dimanche, que c’est droit et non pas une
obligation, puis maintenant c’est au tour de l’âge de la retraite. Les responsables de la majorité entonnent le même refrain. C’est vrai si y’en a des qui veulent bosser jusqu’à 70 balais, hé
bien qu’on les laisse libre de leur choix. Ça c’est la vraie liberté ! Celle de l’individu de décider comme un grand de sa destinée. Bon mais des fois, on l’oublie un peu vite le libre
choix. Y’en a qui aimerait juste conserver leur boulot, voir en trouver un, mais là on vous explique que c’est plus compliqué, normal, c’est de l’économie et comme elle en crise, l’économie, hé
bien ou vous donne le choix (pas libre) tais-toi et bosse ou prend la porte, et si de toutes façons c’est la porte, on vous dira que c’est à cause, encore et toujours, de la crise et qu’on y peut rien. Ho elle va avoir bon dos la crise. Va y’avoir comme des réajustements qui vont en laisser plus d’un sur le carreau surtout
quand l’état providence est plus solidaire des banques que des possesseurs de livret A . A la radio, le ministre de travail trouve ça
bien cette idée de travailler jusqu’à 70 ans. Il citait en exemple Guy Roux et le professeur Montagner…
De fringants types qui ont largement dépassé la barre des 60 ans qui assurent comme des bêtes. Tant mieux pour eux. Puis ils ne doivent pas non plus avoir la paye d’un prolo. Il aurait pu aussi
évoquer Mozart qui a commencé à bosser à 6 ans en composant ses premiers menuets. C’est vrai ça on pourrait aussi abaisser l’âge de l’entrée dans la
vie active, d’avoir moins de bacheliers, moins d’étudiants donc moins de profs… d’ou des économies avec moins de fonctionnaires, moins d’impôts et plus de pouvoir d’achat . Donc des sous en plus pour s’acheter quoi ? Des points
retraite ?