Dimanche 12 octobre 2008
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La médiathèque est sous le feu des projecteurs. Dans le journal communal
(Couleurs Quéven) elle fait l’objet du dossier central et, samedi, les élus étaient conviés à venir
découvrir les lieux. Un tiers d’entre eux a répondu à l’invitation, la culture, dès 9 h 30, le samedi matin, c’est un peu dur sans doute. Toujours
est-il que c’était l’occasion pour l’équipe de la médiathèque de faire passer un message : Ici, on bosse et on pour l’instant c’est difficile d’étendre les horaires d’ouverture au public.
Pas de triomphalisme non plus. Quéven pourrait frimer avec un taux de 28 % d’abonnés contre une moyenne nationale de 18 %. Mais le directeur Alain Larrivée veut être prudent et l’a dit clairement
attention, le soufflé peut retomber.
L’une des clés du succès d’une médiathèque c’est le climat ; Enfin plutôt les mauvaises conditions météo. Un été pourri et crac, la médiathèque se remplit et le nombre de prêts augmente. Ce
qui est rigolot c’est que quand il se dore la pilule au soleil, le lecteur acharné se contente de romans de plage qui n’ont rien à envier à la légèreté des romans de gare. Peut être une mise en
condition estivale avant l’automne littéraire et ses prix en veux-tu en-voilà… Mais, 3 gouttes de pluie et hop direction la médiathèque. Hé oui, le lecteur enclenche la vitesse supérieure et va s’attaquer à des choses
plus sérieuses bien au chaud, histoire d’avoir les neurones au sec a défaut d’avoir les pieds dans l’eau. Voilà un effet secondaire qu’il est
intéressant… et qui fait que globalement, la Bretagne attire plus de monde dans ses médiathèques que dans les autres régions françaises. Heu s’rait-y pas un peu d’anti-bretonnitude
primaire ? Hein dire qu’il pleut toujours en Bretagne.. ? Ben y’a en bien disent que le taux de réussite au bac breton, l’un des meilleurs
du pays, est plus dû aux effets de l’eau bénite plus qu’à ceux de l’eau de pluie. Histoire de ne pas se mouiller dans ce débat ou ruisselle la
mauvaise foi ouvrons les parapluies et sans ce mouiller trop et on peut juste affirmer qu’à Quéven, la culture coule des sources