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Vous connaissez Christine Albanel ? Non ? ha bon, pourtant c’est notre ministre de la culture en titre. Mercredi, à l’assemblée nationale elle a expliqué que la France ne ratifierait pas la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. Motif : «Ratifier la Charte serait contraire à nos principes ; l’appliquer serait difficile, coûteux et d ’ une portée pratique pour le moins discutable »… Pourtant en 1999,la France avec signé cette charte. Mais depuis, le conseil constitutionnel a trouvé que cette charte était…inconstitutionnelle et donc pour l’appliquer il fallait réviser la constitution. Au-delà du coût d’un congrès à Versailles, l’Etat est un peu embêté mais toujours jacobin et centralisateur. Difficile donc de reconnaître un droit imprescriptible de parler une langue régionale en plus dans l’administration. Il est vrai qu’une feuille d’impôt c’est déjà coton à déchiffrer, alors en plus si elle est breton ou en occitan… Donc c’est niet d’où ce subtil distingo entre signer et ratifier. Signer cela signifie tout simplement qu’à défaut d’être d’accord on est pas forcément contre. Ratifier, c’est accepter d’appliquer, un texte ou loi, une charte. Est-ce le retour du « défense de parler breton et de cracher par terre ». Voilà qui va faire plaisir aux Régions qui sont gouvernées dans la grande majorité par la gauche (cela qui ne signifie pas que tous les gens de gauche sont favorables aux langues minoritaires, on verra quand faudra voter les subventions à Diwan par exemple). Merci aussi à l’UMP qui voudrait rattraper le coup en bricolant en texte sur la notion de patrimoine linguistique (après les parcs naturels, les parcs linguistiques ?). Les filières bilingues ont peut être du mourron à se faire à l’heure ou l’Education Nationale est mise au régime sec. Et puis rappelons-nous tout simplement ce que le Président pensait des Bretons pendant la campagne et du fameux échange avec les pêcheurs du Guilvinec. Le bretonnants vont être contents…Mais bon faut pas non plus délirer, que les élus qui causent breton lève le doigt (y’en a quelque uns !). Cependant dans cette période de mondialisation, on peut aussi s’autoriser à penser qu’il serait plus simple pour les échanges internationaux que tous le monde parle la même langue à défaut du même langage. Pour cela, l’anglais est déjà en pool position. Problème, c’est que les amoureux de la langue de Shakespeare commencent à l’avoir mauvaise. Avec peu de mots, plus ou moins bien prononcés, on arrive à se faire plus ou moins comprendre un peu partout sur la planète. Du coup, la langue internationale se déprécie. Mais qu’est-ce que la réelle valeur d’une langue ? La Francophonie se réduit à une peau de chagrin, en classe c’est l’anglais obligatoire avec le chinois fortement conseillé si tu veux réussir dans la vie. Pour certains bahuts le chinois est même devenu un véritable argument de vente. C’est pratique, place Tien An Men, les occidentaux pourront dire aux chars « pouce je passe ! ». Mais pour apprendre les langues encore faut-il s’en donner les moyens ou tout au moins le goût. Les partisans des filières breton-français n’en démordent pas, le bilinguisme favorise cet apprentissage. Donc pour parler Chinois, apprenez le Breton …Vous pourrez dire bonjour aux Tibétains.
C’était la chronique c’est pas parce que l’on parle pas le breton qu’il ne faut pas en parler
Kenavo !
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