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Bon on peut rigoler un peu mais ici, à Quéven, comment quelles sont les marges de manœuvres ? Lors du dernier conseil, pour
une fois, la majorité (Quéven autrement) et le groupe de l'opposition Pour l'unité de Quéven,étaient à peu près d’accord, les marges ne sont pas terribles et faudra
faire avec. Voilà qui laisse supposer un prochain budget serré avec à la clé pas de grande révolution en vue. Désolé, mais ce ne sera pas le grand soir. Même si en 68 un slogan disait Soyez
réaliste, demandez l’impossible, ici on est plutôt dans le registre Soyons réaliste et voyons ce qu’on peut faire. En fonctionnement, les ressources sont plutôt limitées, la DGF octroyée par
l’Etat évolue peu, et si l’on va rechercher des ressources ailleurs, à part la fiscalité locale y’a pas trop de marges. Mais toucher aux impôts notamment aux fameuses 4 taxes (la taxe
foncière sur les propriétés non bâties ; la taxe foncière sur les propriétés bâties ; la taxe d'habitation ; la taxe professionnelle) c’est pas vraiment des plus populaire et le candidat Cozilis
l’a dit, pas d’augmentation, pour ce qui est du ressort de la commune.
Ha mais alors et en investissement ? Le grand classique pour les communes est le recours à l’emprunt, elles n’ont d’ailleurs pas le choix.
Les investissements marquent fortement la volonté politique avec à la clé des programmes emblématiques autour desquels, normalement la communauté se soude (ho c’est beau !). Mais on sait
bien que si l’on fait plaisir à l’un y’a forcément un autre qui va tousser. C’est ce qui s’appelle les priorités budgétaires. Pour le monde associatif, par exemple, Qui arroser ? Les
sportifs avec une 3e salle, une piste d’athlétisme, une piscine ? Les cultureux avec des équipements pour pratiquer dans de bonnes conditions leurs activités comme pour la musique
par exemple ? Tout le monde, avec une maison des associations ? Mais où ? et combien ? Et puis faut prendre en compte avec la
restauration des Arcs. Cela va compliquer son utilisation par les assos pour leurs manifestations (bals, festou noz, loto, repas) qui souvent permettent de boucler les budgets et donc augmenter
du leurs marges de…ect ect.
Sans compter la voirie (et pourquoi qu’ils ont refait le trottoir du voisin et pas le mien), l’entretien des bâtiments communaux dont les écoles, les espaces verts, les trucs et machins dont tout le monde se sert même si après ça râle quand faut passer à la caisse chez le
percepteur. C’est vrai, mais c’est quand même pratique un service ou équipement publique à côté de chez soi, sauf quand il s’agit des ordures. C’est mieux quand les containers ne s’entassent pas
devant chez moi les jours de collecte. Et puis d’abord pourquoi que je paierai pour que les autres se fassent plaisirs en pratiquant des loisirs que
moi je ne pratique pas hein ?
Et puis pourquoi que chacun veut son pré carré ? Son p’tit coin de paradis sans trop se préoccuper si les autres n’ont pas un p’tit coin de parapluie…
Heureusement, pour ce genre de casse-tête y’a des élus qui vont trancher, pardon, donner les grandes orientations budgétaires et fixer la feuille de route. Ils auront sans l’occasion d’en
discuter avec la population dans le cadre de la démocratie participative au cours de débats ou malgré tout il faudra bien tenir comptes des marges de manœuvres avant de passer aux
grandes…manœuvres.
Presse-citron, blog d'humeur et d'humour sur l'actu du moment.
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