Lundi 17 mars 2008
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8 h les bureaux de vote ouvrent ; Les Quévenois sont un peu paresseux et ne se bousculent par aux urnes. 12 h, petit frémissement, le chiffre de 2 % de plus au niveau de la
participation est avancé par rapport à la semaine dernière. Pas vraiment significatif. Au fil de l’après-midi, les électeurs vont et viennent. Des nouveaux qui ne s’étaient pas déplacés au
1er tour glissent leur bulletin dans l’urne, pas de quoi tirer des enseignements. Il y a comme un calme étrange dans la ville. Quelque part déjà dans les têtes on se dit qu’un
truc va se passer ; Résignation ? Lucidité ? 18 h. La foule est au rendez-vous. La tension monte à l’école Anatole France. Les dés sont jetés, les urnes vidées, le dépouillement
commence. Le bruissement devient rumeur. Les tendances se confirment, le basculement est en train de se faire. Déjà dans l’ancienne majorité, certains ont compris, c’est perdu. Les résultats
tombent, bureaux après bureaux. Les calculs vont bon train, l’évidence est là, Quéven autrement a gagné son pari, Pour l’unité de Quéven l’a perdu. JY Laurent assiste impuissant
à l’affichage des résultats, il est l’acteur d’une dramatique qui se joue en direct. Quelques applaudissements fusent. Discrets. Il y a du respect et de la dignité, l’ancien maire est défait, une
page se tourne. Marc Cozilis est aux abonnés abstents. Il arrive enfin. Courte déclaration et beaucoup d’émotion. Emotion, le mot de la soirée. L’émotion des vainqueurs, celle des vaincus. C’est
en silence que l’école se vide petit à petit.Oui vraiment ce dimanche aura été une journée particulière.