Facho faché.Après la coup de parano et de pub sur ses signatures, Le Pen repart de plus belle. Cette fois-ci se sont les sondages qui sont dans son collimateur. Rien du faux, le coup du 3e homme, une vaste entrourloupe pour manipuler l’électorat. De la part d’un spécialiste de la chose, c’est cocasse. Enfin presque.
A gauche toute. Et voilà, on y est. Les 12 élu(e)s officiel(le)s sont sur la ligne de départ. 12 apôtres de la bonne parole gonflés à bloc pour la dernière ligne droite. Desolé on ne dit pas ligne gauche, d’extrême gauche ou de gauche de la gauche, pourtant démocratiquement, ils se bouculent au portillon. Une socialiste, une communiste, une écolo, 3 trostkistes et un altermondialiste, au hit parade des candidatures, le gauche est en tête….Pour une fois.
Ushuaïïïe aïe.Oulalalala pas content Nicolas. L’écolo, pas l’autre. Il se demande s’il ne s’est pas fait roulé dans la farine par les autres candidats qui ont signé son pacte. Hé Toto, toi qui explore la terre en long et en large, t’as oublié de visiter le monde de la politique. C’est pas l’tout d’avoir la tête dans les nuages, faut aussi avoir les pieds sur terre.
Mauvais polar. On a déjà eu le coup des otages libérés fort opportunément en pleine campagne électorale. Maintenant c’est le plan Batisti arrêté en cavale au Brésil. Un gentil cadeau du ministre de l’intérieur à l’Italie qui tombe pile poil. De quoi faire des remous au sein de la gauche qui n’avait pas vraiment besoin de cela. Mais au fait la gauche a –t-elle vraiment besoin de la droite pour avoir des remous ?
Ne Besson pas les bras. Besson l’expert économique du PS qui a claqué la porte du parti avec fracas en a remis une couche sur RTL. Ségolène est autoritaire et incompétente et les socialistes sont archaïques et nuls. L’anti-socialisme primaire des anciens socialos est encore plus virulent que celui de la droite qui n’avait pas besoin de ça…pour gagner.
Homos. Pour ceux qui en doutait, le clivage droite-gauche existe bien surtout sur l’homosexualité. Tout le monde est OK, les homos ont le droit d’exister. De ce côté au moins les choses avancent. Par contre sur le mariage et l’adoption, le conservatisme revient au galop à droite. N’est-ce pas M’sieur Bayrou. Le ratissage à gauche à des limites que la bonne morale catho réprouve.
Traitement de faveur. Entre les vaches et les étudiants, les candidats ont choisi les vaches. Enfin pas tous Ségolène et Bayrou se sont fendus d’une visite au salon de l’Etudiant. Les chroniqueurs officiels des médias en ont fait échos, remarquant aussi ce manque d’empressement. Seulement, j’ai pas vu beaucoup de reportages sur ce salon alors que sur celui de l’agriculture, on a frisé l’overdose. Une vache c’est mieux qu’un dîplomé question l’audimat sans doute. Cogiter ou ruminer, faut choisir.
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Les petits candidats sont contents. Ils vont pouvoir causer dans le poste de télé et à la radio comme les grands. Et attention, démocratie oblige, tout le monde est logé à la même enseigne : Même temps de parole. C’est beau la démocratie médiatique. C’est vrai qu’après tout ce qui a été dit sur le pouvoir occulte des groupes de communication sur l’opinion publique, sur les dérives d’émissions populistes et les reportages people limite complaisants sur les prétendants au trône, l’électeur voit pouvoir se bouffer de la propagande diffusée de manière égalitaire. En fait, à entrendre les observateurs, la vraie campagne va débuter. Heu faut alors oublier tout ce qui s’est passé depuis quelques mois ? Il va être content Sarko qui la sentait bien cette campagne, jusqu’à l’arrivée du troublion Bayrou. Bon, y’a déjà Hollande qui s’inquiète de l’inflation des candidats, hum y’aurrait-y pas comme une odeur de vote utile ? D’autres trouvent sympa la présence de nanas. Un tiers ! Vous avez encore du boulot les filles, n’oubliez pas que vous représentez 50% de l’humanité. D’autres s’étonnent du nombre de candidats d’extrême gauche. Une spécialté française à c’qu’il parait. Tout comme la présence de l’extrême droite au second tour de la précédente présidentielle ? Ha la question du débat arrive avant l’heure. D’habitude, c’est le sacro-saint rendez-vous des finalistes (sauf pour la dernière fois). Cette fois-ci l’idée est de faire débattre les candidats dès le premier tour. Du chiche ! au pourquoi pas
Alors ce printemps, il s’annonce comment ? Chaud ? Tiède ? Glacial ? La météo penche pour le grand froid, mais, un réchauffement ou plutôt une surchauffe s’annonce avec quelques dépressions bien comme il faut. Premiers signes avant-coureurs, Sarko. Ministre en fin de règne, il fait ses cartons et mène campagne. Jusqu’ici d’une manière soft et sereine. Depuis hier, ça sent l’orage. Le candidat UMP s’énerve et attaque ses adversaires sans nuance. Sarko n’est pas connu pour faire dans la dentelle, donc pas de surprise. Tout le monde guettait ce passage à l’acte, ce retour à l’agressivité, son vrai visage. Fin de la période zen. Depuis une semaine avec son histoire de ministère de l’immigration et de l’identité nationale, on sentait bien le bouillonnement intérieur du ministre. En attendant de quitter la place Beauvau, il donne un nouveau ton, pas forcément le plus intelligent mais le plus percutant et démago. Avec Ségolène, c’est le retour des soviets ! Quant à Bayrou, c’est du panpan cucul de première avec un brin de condescendance, voir de mépris. A gauche, l’horizon se bouche avec une multitude de petites dépressions qui viennent dérégler la climat socialos. Les experts font marcher la calculette et les prévisions paraissent bien sombres surtout avec un Bayrou qui fait figure de rayon de soleil et attire les électeurs. Attention les gars, a force de trop s’approcher du soleil, on se brule les ailes ! Sale temps donc pour le PS qui en plus d’une météo défavorables doit faire face à des coups de vent réguliers en interne. Un micro-climat instable qui ne facilite pas la manœuvre. Puis
Le petit père des peuples. Je suis le candidat du peuple a dit Bayrou au Zénith. Du peuple de droite, du peuple de gauche, du meilleure de tous les peuples de France. C’est comme ça, les candidats, surtout ceux de droite et d’extrême droite (re)découvrent le peuple. Le fameux lien direct
Et voilà, Sarko est (re)parti en balade outre mer à la pêche aux voix. La dernière fois qu’il a fait un tour exotique, il caracolait en tête des sondages. Il s’en est même un peu vanté lachant le célebre "je commence à bien la sentir cette campagne". Aujourd’hui, elle commence à sentir le roussi cette campagne. Bayrou joue les empêcheurs de tourner en rond et cogne fort sur l’UMP, le parti du CAC 40. Le trou d’air de Ségolène s’estompe, Et les voilà maintenant à égalité dans un sondage pour Le Parisien, après plus d’une quarantaine d’études qui le donnaient gagnant sans problème. Ajoutez à cela le soutient à minima de Chirac. D’après Julien Dray, certains militants UMP ont pris cela pour un feu vert pour aller voter ailleurs, genre soutien de Chirac à Giscard en 81.
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