Pas d’effet 11 février si l’on se réfère au dernier sondage en date qui donne Sarrko gagnant face à Ségo sur un score sans appel : 54 – 46. La claque. La déroute. La Bérézina. Les Français sont comme ça. Il préfère un mec qui en a à une nana qui en veut. Dure réalité sociologique du pays des lumières et de la révolution. Enfin tout ça c’est du passé et le présent n’est pas glorieux. Pitoyable même. On peut se moquer des sit-com américains, feuilleton sans saveur ni originalité qui ressassent les mêmes histoires insipides suivis par des inconditionnels acharnés. Hé bien, le campagne actuelle est du même tonneau. Le casting a un peu rajeuni pour les rôles phare (Ségo-Sarko), mais chez les seconds couteaux pas de surprises, les habitués sont là. Et en plus ils jouent la même partition. Le Pen discoure sur son thème préféré, l’immigration avec le refrain connu « il dit tout haut ce que les Français pensent tout bas… ». Si c’est la réalité, pas étonnant qu’ils veulent du Sarko à tout prix les Français. Mais qu’ils ne viennent pas râler si on leur demande de bosser plus, d’engraisser les portefeuilles des fonds de pensions, de se serrer la ceintures pour réduire la dette. Ce qui sont pas contents pourrons partir à l’étranger comme Johnny. Enfin s’ils ont les moyens. Ce qui est le plus grave la dedans c’est que la gauche ne fait plus rêver, que ses valeurs d’humanisme, de solidarité, de responsabilité, de partage, de tolérance ne soit que des gadgets. Pour se donner bonne conscience y’a le téléthon, les pièces jaunes et les restos du cœur. L’abbé Pierre a bien fait de se barrer. La gauche est à côté de la plaque et Ségo risque de devenir un épiphénomène rangé vite fait dans l’armoire aux accessoires. Les caciques du PS vont reprendre la main, le parti risque d’ailleurs fort d’imploser. Les prétendants à la succession de compagnon de la candidate vont se
bousculer au portillon. Le congrès de Rennes sera de la rigolade à côté des règlements de compte à venir . Tout le monde ira pleurer de concert à Jarnac sur la tombe de Tonton. Le boulevard de la droite s’élargit de jour en jour. Et la gauche de la gauche enfonce le clou fort de se légitimité médiatique. TSS. Tout sauf Ségo, allez reprenez tous en chœur et venez pas nous emmerder avec vos leçons de morales antilibérales. Vos positions sectaires sont le meilleure atout du libéralisme, et comme à droite, ils ne sont pas que cons, ils l’ont très bien compris. D’ailleurs vous avez la même cible n’est-ce pas. Alors tirez sur l’ambulance et ne venez pas tirer une tronche longue comme un jour sans pain au soir du 2e tour. Ce ne sera pas le 21 avril… Mais est-ce qu’il a servi à quelque chose ce 21 avril ?
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Sarko l'a dit, il lui reste encore une marche à franchir. Et il le reconnait, tout en se défendant d'être favori, il est bien parti pour la franchir cette marche... Et nous aussi d'ailleurs. Certains l'ont compris, et font leur bagages comme Renaud, L'ami (?) Renaud veut être peinard, alors en route pour Londres avec la petite famille. Pour celui qui comparait Tatcher à un réverbère pour faire pisser son chien, voilà qui est surprenant...De l'humour anglais sans doute. Notre Renaud national ne boit plus, ne fume plus... Chante-il encore ? Attention à la marche.
J'ai suivi -de loin- les aventures de Ségo au pays de TF1. Non, par défiance pour la candidate PS mais par méfiance pour ce concept d'émission qui mélange démagogie et populisme. Le Fançais moyen est la star de la soirée, c'est lui qui pose les questions faisant passer un grand oral à un candidat(e) qui, miracle, a évidament toutes les réponses en magasin. Chacun parle de son petit soucis, de son truc qui va de travers et l'on assiste à une longue soirée ou les intervenants finalement défendent leur beefsteack sans trop se soucier s'il y en a dans l'assiette du voisin. Est-ce le rôle d'un(e) futur(e) président(e) de la république d'apporter des réponses finalement plus techniques que concrètes aux tracas des électeurs. Cela manque de hauteur, ou est le souffle de l'aventure collective ? Ici, le clientèlisme est roi, et la formule magique tient de l'incantation :" avec moi, si je suis élu(e), vous verrez ça va changer...". Les pactes divers et variés sont de vrais catalogues de la Redoute avec du bonheur à tous les étages. Comme par hasard tout ce qui n'a pas pu se faire jusqu'ici va devenir enfin possible. Le Pen doit bien se marrer devant tant de de puérilité politique qui va alimenter une fois de plus la cagnotte frontiste. Bon, il est vrai que l'on reproche souvent taux politiques d'être déconnectés du terrain, mais je ne suis pas convaincu qu'un plateau de télé remplace la vraie vie surtout qu'au delà des réponses apportées c'est surtout l'audimat qui prime. Qui se souviendra de Roger, l'instit en retraite, de Marcel boulanger en Alsace, de Marie Louise mère de 4 enfants seule et sans emploi, d'Eric l'étudiant en socio, et Louise, chanteuse de rock au chômage... Par contre Ségolène remontant le moral d'un handicapé en direct voilà une image forte qui peu rapporter quelques voix. Ce qui bien entendu n'a pas échappé au Figaro qui se demande si ce geste n'était pas prémédité. Chez eux la connerie, elle n'est pas préméditée, elle est innée.
La prestation de Ségolène a été bonne. En plus elle bat Sarko à l'audimat. Alors, le tournant ? Prudence, prudence, les experts et les optimistes avaient déjà dit cela après la grand messe de Villepinte avec les effets que l'on sait sur les sondages. Du coup, l'UMP triomphante commence à se poser des questions. La cas Ségolène n'est pas tout à fait réglé et en plus voilà Bayrou qui l'emporterait face à Sarko ou Ségo s'il se qualifiait pour le second tour. Pour les stratèges UMP la messe était dite, la gauche ayant atteint son niveau de 1969, c'est à dire les bas fonds. Avec 10 points d'avance pour Sarko (selon les sondages) il y avait de la marge et le triomphalisme pointait son bout du nez dans les rangs. Et vlan patatra, Ségo est en forme. Inusable et quoiqu'on en dise cohérente dans sa démarche. Du coup y'a quelques signes qui montrent que la situation évolue. Libé affiche un soutien de plus en plus voyant et à droite, la mauvaise foie est de plus en plus criante. La présidentielle ressemble à une drôle de partie de poker menteur. Et si Ségo avait bluffé ses adversaires par une stratégie biscornue et il est vrai dangereuse. Seulement a-t-elle prévu la montée de Bayrou ?
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